Communiqué du 5 novembre 2021

Interrogée par l’intermédiaire de son Président par plusieurs organes de presse, l’Association pour la Recherche et l’Enseignement en Médecine Anthroposophique (AREMA) souhaite s’exprimer officiellement concernant le jugement rendu le 7 octobre 2021 par le tribunal judiciaire de Strasbourg.

Un procès s’est tenu en septembre dernier devant la juridiction civile de Strasbourg à l’initiative du CONSEIL NATIONAL PROFESSIONNEL DES MEDECINS A L’EXPERTISE PARTICULIERE Section Médecine Anthroposophique (CNP MEP SMA). 

Le CNP MEP SMA, dont faisait partie l’AREMA jusqu’en juin 2020, a en effet estimé que des propos de nature injurieuse et diffamatoire avaient été tenus à l’encontre de la médecine anthroposophique et a ainsi demandé réparation du préjudice causé.

Les demandes du CNP MEP SMA n’ont pas été accueillies favorablement par le tribunal qui estime que les propos litigieux relèvent du « débat d’idées », qu’ils ne concernent que le « cas de médecins pris individuellement » et ne prétendent « nullement que les pratiques évoquées sont systématisées ».

La liberté d’expression suppose certes l’affrontement d’opinions divergentes parfois exprimées avec virulence. L’AREMA regrette néanmoins que la juridiction n’ait pas retenu le caractère outrageant et excessif des propos du défendeur.

En effet, l’AREMA ne souscrit absolument pas aux propos tenus qui donnent une vision caricaturale et erronée de la médecine anthroposophique. Les comportements décrits sont à l’opposé de la pratique de la médecine anthroposophique telle que prônée par l’AREMA et ses membres.

En tout état de cause, le jugement du tribunal judiciaire de Strasbourg se prononce sur des questions juridiques et techniques précises à savoir la caractérisation des infractions d’injure et de diffamation s’agissant de propos spécifiques. L’office du juge en l’espèce était donc de déterminer si les conditions relatives à ces infractions étaient constituées.

Ce jugement n’a pas vocation à se prononcer sur le caractère scientifique et le bien-fondé des thérapeutiques anthroposophiques, lesquelles font par ailleurs l’objet d’évaluations scientifiques rigoureuses, et ce, depuis plusieurs décennies.

A cet égard, il convient de rappeler que la justice s’est déjà prononcée sur les accusations infondées dont fait l’objet la médecine anthroposophique et que dans un jugement définitif du 20 avril 2018, le tribunal administratif de Paris a ordonné son retrait du guide « Santé et dérives sectaires » de la Miviludes au sein duquel elle était mentionnée à tort.

Enfin, il ne revient pas à l’AREMA de s’exprimer sur les éventuelles suites judiciaires données par le CNP MEP SMA dont elle ne fait plus partie.

L’AREMA souhaite consacrer l’ensemble de ses activités à la réalisation de son objet social à savoir la promotion de l’enseignement et de la recherche scientifique en médecine anthroposophique.

La contribution de l’AREMA au débat public se fera donc exclusivement sur le terrain de la formation et des publications scientifiques. C’est là la raison d’être de l’AREMA dont elle ne souhaite pas se détourner.

Le Conseil d’administration de l’AREMA